lundi 19 octobre 2009

Le festival de Cognac




J'ai passé un excellent week-end. Oh ! rassurez-vous, je ne vais pas vous faire le récit des agapes offertes par la ville de Cognac et la célèbre maison Otard bien qu'il y ait de quoi faire saliver le lecteur. Car je n'oublierai pas si tôt le dîner pris au coeur du château de Cognac, là-même ou François Ier est né, ni la réception dans la salle du conseil de l'hôtel de ville au son d'un groupe de jazz. Cadre idyllique certes, mais organisation remarquable, Bernard Bec et son épouse à sa tête. Prise en charge du début à la fin. No stress. Que du bonheur malgré la défaite au prix polar.
Ben oui, j'ai perdu. C'est Alexis Aubenque, un facebookien (on peut dire facebouquin aussi) qui a gagné. A sa grande surprise. Si, je vous jure, il ne savait pas. Il en était tout retourné, lui qui galère depuis des années, lui qui a abandonné son boulot de libraire pour se consacrer entièrement à sa passion. Personnellement, j'en suis bien incapable. Pas de gagner, juste d'abandonner mon boulot. Le grand Hugues Pagan me disait hier, juste avant la projection du film "l'affaire Nicolas Le Floch" qu'il a scénarisé et adapté, qu'il regrettait toujours avoir quitté la police, voici dix ans. C'est un métier passionnant dont on ne peut se défaire. A cela il ajoutait qu'il n'y avait qu'une recette à la réussite : le travail, le travail et encore le travail.
Des passionnés, j'en ai croisé beaucoup ce week-end. Des auteurs, des comédiens, des journalistes, des lecteurs. Je pense tout de suite à Paul Mercier, le Monsieur Simenon, dont j'ai bu les paroles à trois ou quatre reprises. Je pense à Robert Benoît qui a adapté et récité deux heures durant "Lettre à mon juge" de l'écrivain belge. Chapeau !
Et puis il y a tous ces écrivains, ces conteurs d'histoires, ceux qui font rêver. Un milieu que je rêvais d'intégrer il y a encore un an, un milieu qui me faisait peur il y a encore quelques semaines. Et pour cause, je refuse de me positionner dans la critique sociale. Ceux que j'avais rencontrés au salon de Roissy-en-Brie m'avaient rassuré. Ce week-end, Laurent Scalèse, Luc Fivet, Jan Thirion et Sire Cédric entre autres m'ont fait découvrir leurs univers. Ils me laissent une place, me font partager leurs émotions, leurs expériences. Je les en remercie.

Il y a trois ou quatre jours, j'entendais abandonner ce blog, pour mieux tourner la page de "Sang d'encre au 36". Pour mieux me consacrer au polar historique que je suis en train d'écrire. Mais je ne peux pas. Je n'ai pas le droit. Il me reste tant à dire. Dire par exemple que j'ai croisé la route d'un comédien, Rémy Roubakha, sympathique au quotidien et talentueux dans "Le cousin" et "Le petit Lieutenant", deux de mes films préférés. Dire aussi que mon prochain billet portera peut-être sur la réincarnation. Dire les secrets de la recette du Cognac summit. Dire, lire, écrire... cercle vertueux.

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