jeudi 20 août 2009

"Sang d'encre au 36" dans la presse écrite

Trouver des chroniqueurs n'est pas chose facile. Ceux qui me côtoient savent que j'y ai mis toute ma hargne. Un article dans Métro France, quatre minutes d'interview dans Café crimes de Jacques Pradel, un encart dans l'hebdomadaire Détective, quelques minutes au micro de Franck Cognard sur France info, et toute une série de chroniques sur des blogs littéraires ou généralistes venaient sanctionner deux mois d'acharnement.
Le mois d'août était bien entamé lorsque j'étais contacté par un journaliste de Ouest France spécialisé dans la presse sportive. Il tombait sur mon polar avant son départ en vacances, l'avalait en quelques jours, et constatait que l'héroïne était une marathonienne aguerrie ayant fait ses classes à l'ASPTT Nantes, un club local. Désireux de savoir s'il n'y avait pas une once de vérité dans le personnage de Nora Belhali, le journaliste me contactait par mail. S'en suivait une conversation où nous évoquions le parcours du FC Nantes, mon amour de la course à pied, mes sentiments pour la ville de la duchesse Anne et surtout la volonté d'intégrer des éléments autobiographiques dans certains personnages, y compris dans celui de la jeune gardienne de la paix. Mon interlocuteur tirait un excellent papier de notre discussion. Le voici :

Informé de la publication de l'article, je filais en bus à la gare Montparnasse chercher le quotidien. Heureux comme un gosse à la lecture de l'article dans les pages Nantes métropole.
Sauf que dans l'après-midi, j'apprenais qu'un professeur de Lettres et d'Histoire, d'origine nantaise semble-t-il, publiait sur son blog une explication de texte du fameux article de Ouest-France. Depuis sept semaines maintenant, j'attendais patiemment les commentaires acerbes, voire les insultes, d'autant que la quatrième de couverture de mon livre, distribué à des milliers d'exemplaires depuis le 02 juillet ne cache rien de ma fonction de policier, mon compte de messagerie apparaissant par ailleurs dans les dernières pages de mon roman. Mais jusque-là, rien. Finalement, les critiques viendront de cet enseignant -lequel n'a pas lu mon roman - mais qui voit en moi le fils spirituel de Sarkozy, et qui, en quelques mots plutôt mal tournés pour un prof' de Lettres, réussit à ajouter le mot Hortefeux à son billet. Monsieur Luc Douillard, je vous en supplie, lisez mon livre avant de porter des jugements de valeur. Le flic n'observe-t-il pas une scène de crime avant de la décrire ? L'historien - que vous êtes - n'enquête-t-il pas avant de tirer des conclusions ? Ne faites-vous pas lire "la gloire de mon père" à vos élèves avant de parler de Pagnol ? A lire le reste de vos billets (d'humeur), je ne suis finalement pas surpris de vos jugements hâtifs. Mon polar est à classer dans la rubrique culturelle et non dans le domaine politique.

Je finirais sur une note plus joyeuse, par ces quelques mots de Nenya Elfe, une Suissesse rencontrée sur Facebook :
Salut Hervé ! Comme promis, j'ai commandé , reçu et lu ton premier roman. Je suis tombée dedans, comme on tombe dans un très bon Navarro ou un très bon Maigret. Impossible d'en ressortir! La joie que je me suis faite de chercher l'auteur des assassinats avec l'équipe de Scarface! J'ai aimé le début , j'ai été subjuguée par la fin et j'ai adoré tout le reste. A la page 283, j'étais sûre que le meurtrier était XXXXXXXXX, tu m'as bien eue ! Mais aussi, je me disais que tu n'oserais pas introduire un XXXXXXX dans ton premier roman. ...... Quel formidable roman ! C'est parfaitement génial. Et tu peux être sûr que c'est un véritable compliment, car si je n'ai pas lu 2000 romans au bas mot, je n'en ai lu aucun .Voilà, en peu de mots mon avis - Tout humble qu'il soit, j'espère qu'il te fera plaisir.

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