jeudi 16 juillet 2009

Les premiers écoulements, enfin...

La Vendée n'est pas la Bretagne. Pourtant il a plu une bonne partie du week-end ; comme dans le Finistère d'ailleurs, puisque je recevais par texto la photo de mon bouquin aperçu dans l'un des rayonnages du service culturel du Leclerc de Ploudalmezeau en plein milieu du samedi après-midi. Les Leclerc, les Hyper U aussi puisque mon coiffeur parisien, vendéen également, m'annonçait la distribution de mon opus dans cette dernière enseigne.


Voilà quinze ans que j'ai abandonné mon sud-Vendée et la quiétude du marais poitevin pour la folie parisienne. Pourtant je suis attendu. Un article vante mes "mérites" d'écrivain dans le bulletin communal. Quelques autographes à signer, une visite à la maison de retraite où vivent mes grand-parents, un rendez-vous à honorer avec un correspondant presse de Ouest-France avec lequel j'évoque le peintre local Gaston Chaissac et la vie de Simenon entre 1940 et 1945. Puis un petit tour à Fontenay-le-Comte, une ville que je présente comme mourante dans mon polar, la ville qui m'a accueilli trois ans durant mes années lycée. La librairie principale sur l'avenue de la République, celle où j'allais me ravitailler le mercredi après-midi, présente en devanture toute une série de romans signés Simenon. Petit tour au Leclerc du coin, histoire de confirmer la présence de mon polar. Le coin librairie est désert, me racontera plus tard ma femme partie en repérage ; à l'exception d'une dame qui semble hésiter entre un Conelly et un Coben. "Prenez celui-ci, intervient Sophie en lui indiquant "Sang d'encre au 36", il est génial, on le commence et on ne peut plus s'arrêter", ajoute-t-elle pour la faire céder. "Bon d'accord", dit la future lectrice gagnée par l'enthousiame de son interlocutrice.


Pendant ce temps, je me précipite sur le Monde 2. L'enquête de Pascale Robert-Diard sur le goût du crime m'intéresse au plus haut point. D'autant qu'elle a interviewé l'un de mes collègues parmi six "spécialistes" du crime. La sélection des polars de l'été par le chroniqueur littéraire du Monde m'intéresse moins puisque je n'y retrouve pas mon roman. Pourtant, Pascale Robert-Diard n'a pas oublié notre rencontre sur la place Dauphine. Car elle n'hésite pas à ajouter à la sélection de Gérard Meudal une référence à mon ouvrage sur son blog Chroniques Judiciaires.


Là-dessus, retour sur Paris un lendemain de feu d'artifice, non sans avoir revu ma grand mère : "Eh ben dommage d'être si intelligent et de pas savoir écrire" dit-elle en guise d'au revoir. On dirait que les premières pages de mon polar ne lui plaisent guère, elle qui a longtemps été bercée par les Veillées. C'est ma mère qui me réconfortera en me disant qu'elle ne faisait non pas référence à l'histoire mais à la dédicace. Il est vrai qu'elle m'a toujours reproché d'écrire comme un médecin.


15 juillet, journée ensoleillée. La valse des SMS et des mails reprend. A nouveau quelques éloges. Mais toujours les incertitudes liées au ventes, malgré un contact facebook qui me fait part de mouvements soutenus à l'aéroport d'Orly. Je progresse de quelques places pour occuper désormaisla 18ème place sur Fnac.com. Et le Nouveau détective, dans son hebdomadaire, sous la plume de Michel Mary, loue mon travail de policier-romancier.


Jeudi, enfin, un mail en fin de journée alors que je me prépare à lancer une pub à plusieurs centaines de libraires sélectionnés au sein des pages jaunes. Très bons débuts, précise mon éditeur. Plus de 1300 ventes sur les 10 premiers jours. A suivre... Pour un prochain billet début août.



































































































1 commentaires:

  1. 1300 ventes en 15 jours ? Bon début...
    J'espère que le nombre de ventes va augmenter dans les semaines à venir.
    J'ai commencé Sang d'encre, et j'en suis au tiers du livre. En un mot, on s'y croirait. On vit au coeur du groupe d'enquête, on ressent les frustrations. Bien entendu en te lisant, j'ai des questions qui me viennent pour agrémenter les pages de mon bouquin. Je les garde dans un coin pour ton retour de congés.
    Bonnes vacances à toi.

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